BIM, le "travailler ensemble" à l’heure du numérique

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Signe de la mutation digitale du secteur de la construction, le Building Information Modeling est une méthode de travail. Le BIM, autrement dit la Modélisation des Informations du Bâtiment, est un ensemble de processus techniques et technologiques utilisés tout au long de la vie d’un bâtiment ou d’une infrastructure, de sa conception à sa démolition. En bref, le BIM est l’outil idéal pour piloter et superviser l’ensemble des transformations d’une structure durant son cycle de vie.

 

La Méthode BIM : une nouvelle organisation

Travaux, nouvelles implantations ou encore agrandissements, tout y est compilé et centralisé. Cette méthode de numérisation et d’agrégation des données permet de créer un ou plusieurs modèles virtuels paramétriques – des maquettes numériques 3D – qui regroupent et organisent toutes les données des différents intervenants. Cette traduction digitale du « travailler ensemble » est l’occasion de savoir en temps réel qui fait quoi, quand et comment il procède. Tout le monde doit donc y être intégré, du gros œuvre aux fournisseurs de mobiliers.

Depuis la formation des effectifs du Bureau d’études de Nexecur, les systèmes de sécurisation de plusieurs sites s’appuient sur cette technologie via la restitution de plans tridimensionnels à partir du logiciel Autodesk Revit. « Nexecur n’a pas voulu sous-traiter, mais a préféré faire monter ses équipes en compétences afin d’être autonome sur de nouveaux chantiers », précise Romain Hachet, Responsable du Bureau d’études.

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Le BIM, une aubaine pour répondre à de nouveaux appels d’offres

Cette formation au BIM a permis à Nexecur de remporter plusieurs appels d’offres qui exigeaient la maîtrise de cette méthode. Le premier concernait la réalisation de l’intégralité du système de sécurisation du siège social du Crédit Agricole de l’Anjou et du Maine au Mans. Nexecur a ainsi réalisé tous les systèmes de sûreté, des équipements de vidéo surveillance aux systèmes de contrôle d’accès au bâtiment, soit près de 40 caméras, 100 lecteurs de badges, 100 portes, 150 points d’intrusion, une dizaine d’interphones et des barrières de sécurité. À ce vaste chantier livré en début d’année 2018, s’ajoute celui du Campus, une extension de Nosica, le siège du Crédit Agricole Atlantique Vendée basé à Nantes. Dédiée à des startups et des filiales du groupe, cette nouvelle structure de 4 000 m² comptabilisera quelques 200 lecteurs de badges, 80 caméras et 200 points de détection. Sa livraison est attendue pour 2020.

Le principal défi pour mener à bien ces projets est de réaliser l’intégralité du travail sur un outil de maquettage 3D partagé par l’ensemble des intervenants, avec la contrainte d’y faire figurer des informations potentiellement confidentielles sur la sécurisation des lieux : « Nous sommes dans un domaine un peu délicat : celui de la sécurité. Or, le BIM est ouvert ; tout le monde est censé tout voir. Dans notre cas, il nous faut donc l’approbation du client pour faire figurer les systèmes de sécurité et d’alarme anti intrusion », note Ludovic Pottier, chargé d’études. Une gageure que Nexecur a su relever, selon M. Hachet : « Dans le cas du chantier du Crédit Agricole au Mans, nous avons édité deux maquettes, l’une au caractère confidentiel pour le client, l’autre pour tous les intervenants du chantier avec des blocs qui montraient les implantations de sécurisation, mais ne livraient pas tous les détails du dispositif. »

Un outil technologique et collaboratif bénéfique pour tous

Le principal avantage de cette méthode centralisatrice se situe en amont de la réalisation du projet et plus précisément au niveau des réunions de synthèse. Le BIM permet notamment de détecter, voire de dénouer, des problèmes bien plus facilement que des procédés moins technologiques. Pour Ludovic Pottier, « cette vision 3D de l’ensemble du bâtiment est beaucoup plus parlante que ce qu’offrent des plans 2D traditionnels, et cela évite de nombreux échanges entre les prestataires ». Simon Berthelot, lui aussi chargé d’études chez Nexecur, explicite les propos de son collègue : « Dès la phase de chantier où chaque intervenant va venir insérer les objets ou les données techniques de son projet, le BIM permet de se rendre compte d’éventuels conflits. Par exemple, si nous installons des portiques, nous allons dimensionner un lecteur de badges à une certaine hauteur. Si l’électricien vient sur la même porte à la même hauteur pour y installer un interrupteur, il y aura un conflit au niveau de la maquette et nous en serons immédiatement informés. » Les problèmes se résolvent donc beaucoup plus rapidement avec cette démarche collaborative d’optimisation de la faisabilité d’un projet.

Les avantages sont aussi du côté du client. Parce qu’il permet d’avoir une synthèse de toutes les prestations des entrepreneurs, le BIM offre un véritable gain de temps en matière de recherche d’informations. Cette agrégation est aussi idéale pour la maintenance d’un bâtiment ou d’une infrastructure. En effet, cette forme novatrice de partage d’informations limite l’obsolescence de l’ensemble des documents fournis dans le cadre du cycle de vie d’une structure. « Souvent, les DOE (Dossiers d’Ouvrage Exécutés) réalisés par les prestataires deviennent obsolètes au fil des années, car ils ne sont pas forcément mis à jour malgré les évolutions d’un bâtiment. Avec le BIM, il n’y a qu’une maquette, donc un seul document à mettre à jour », développe Romain Hachet. La démarche d’actualisation des informations s’en trouve simplifiée et ces dernières survivent bien mieux grâce au BIM et à ses qualités intrinsèques de visualisation, d’exploitation et de structuration des données.

En somme, le BIM c'est avant tout un outil technologique et protéiforme qui permet à l'ensemble des intervenants d'un chantier de travailler de manière coordonnée et ainsi de maximiser l'efficacité collective au service du client. Nexecur a su adapter ses méthodes de travail, intégrant toujours plus d';agilité pour sécuriser efficacement ses clients.

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